23 août 2011 – Höfn / Vík

Il a continué de pleuvoir très fort toute la nuit. Et ce matin, ça s’est arrêté. La tente a tenu le choc. Pas une goutte d’eau à l’intérieur.

Rangement des affaires, pliage de tente et petit déjeuner tranquille avant d’aller prendre le bus.

Direction  Vík, avec un arrêt d’environ 1h à Jökulsárlón. La lagune et les icebergs. J’ai hâte d’y être et je m’en fais une joie, moi qui regarde régulièrement la webcam.

ET nous y arrivons d’ailleurs très vite. Et là, le choc. Des voitures partout sur le parking. Des touristes partout aussi. Et des bateaux qui partent régulièrement pour aller au plus près des icebergs. Et justement. Peu d’iceberg en ce moment dans la lagune.

La déception est énorme. Ce lieu a perdu son âme. La magie n’opère pas.

Pourtant, les quelques icebergs sont beaux. De belles couleurs – bleu, blanc, noir, gris.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
previous arrow
next arrow
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
previous arrow
next arrow
Shadow

Des phoques nagent au milieu des icebergs et pointent la tête hors de l’eau. Mais ils ne sortent pas. Trop froid dehors certainement.

et derrière, le Vatnajökull. Le plus grand glacier d’Islande. La deuxième calotte glacière après le Groenland. Les terres du Grímsvötn qui est entré en éruption au printemps.

Le bus repartira avec 15 minutes de retard : l’un des occupants a eu la bonne idée d’aller faire un tour de bateau juste avant le départ du bus. Sauf qu’ici, le chauffeur attend qu’il revienne.
Étonnant, et en même temps, quand on sait qu’il n’y a qu’un bus par jour, si tu le loupes, tu es bon pour rester sur place, au milieu de nul part.

Les paysages défilent. Nous longeons le Vatnajökull. De grandes montagnes vertes qui se reflètent dans des étendues d’eau plus ou moins grandes. Des verts profonds, des noirs intenses. Des langues du glacier s’échappent entre les montagnes.

Le ciel nuageux se fait plus lumineux et le bleu apparaît au-dessus de la glace et des montagnes.

Nous arrivons à Skaftafell. Destination pour un prochain programme, l’année prochaine peut-être, pour marcher et grimper. Voilà, c’est noir de voitures et des dizaines de touristes attendent le bus. Je suis un peu calmée. Moi qui n’aime pas les lieux trop touristiques, je suis servie. J’hésite pour l’année prochaine, même si l’endroit est splendide. 2 ou 3 jours, prendre ce qu’il y a à prendre et partir vers des contrées plus sauvages ?

Le bus repart. Nous arrivons maintenant dans le sud de l’île. La région qui a été recouverte par les cendres du Grímsvötn au printemps. Mêmes stigmates que l’année dernière, entre Fimmvörðuháls et Skógar.

Puis le bus arrive là où la route n°1 a été coupée en juillet. Une fonte soudaine du glacier Mýrdalsjökull (dû à Katla ??) qui a emporté le pont et la route. Un pont provisoire a été construit en 4 jours.

Le bus arrive à Vík. Le vent souffle très très fort et il pleut un peu aussi. Ça risque d’être rock’n roll pour planter les tentes… Nous nous réfugions dans le bâtiment de la cuisine pour réfléchir un peu. On plante ou pas ? Beaucoup, beaucoup de vent. Et des campeurs qui démontent la tente, pendant que d’autres se dirigent vers les hôtels ou encore vers la route pour partir ailleurs en stop.
Nous décidons de tenter notre chance dans l’auberge de jeunesse. Il ne reste qu’une seule place et nous sommes deux. La réceptionniste appelle les guesthouses du village. Tout est complet. Par ce temps, ce n’est pas très étonnant.
Nous allons au Information Center. Ils ont un logiciel qui permet de voir en un coup d’œil les endroits où il reste de la place. Et seul l’hôtel ‘Eda’ a encore des chambres. Le budget est nettement plus élevé.

On hésite. On décide de se poser dans le café d’à coté et de réfléchir un peu avant de prendre une décision. Je prends un café, Christine un capuccino. Elle veut payer et commence à aligner les billets… 6000 ISK… au lieu de 600… Regard incrédule du serveur et fou-rire.

Finalement, nous décidons de retourner au camping, voir si le vent a baissé. Perdu… Nous repérons un peu les lieux. J’aperçois un coin avec des arbustes, au pied de la falaise. Nous allons voir et une campeuse nous confirme que c’est un endroit assez protégé du vent. Les tentes devraient tenir le coup.

Direction la cuisine où nous passons la soirée au chaud. Nous terminons le comté, le vin blanc. Nous repérons les balades pour demain, le long de falaises.

Demain, le temps devrait s’améliorer. Nous, on y croit.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *